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Le
christianisme est-il raisonnable ? (translation)
by Met. George:
Il n’est pas de mon propos de comparer les religions, ni d’établir des
préférences entre elles, ni d’en définir leur nature. Il ne s’agit pas
de savoir si elles peuvent se résumer en un nombre de lois, de
commandements ou de tabous. En fait, le christianisme n’est rien de
tout cela, bien qu’il faille parler de son organisation, qui aux yeux
des hommes, leur permet de régler certaines de leurs affaires. Cependant,
son essence est toute autre. Elle est toute entière, même dans ses
dogmes, centrée sur et dans l’amour. Elle est un mouvement divin dans le
cœur des hommes qui les oriente à aimer leurs frères. En cela, le
christianisme ne ressemble à rien d’autre.Quand nous disons que Dieu est Amour, il est
évident qu’une telle affirmation ne suppose aucune numérotation. Comme
l’a dit l’Imam Ali : ‘Qui quantifie Dieu le limite’. La notion de nombre
ne s’applique donc pas à Lui. Dire qu’Il est un, en opposition à la
dualité, c’est le quantifier. C’est le quantifier aussi que de dire
qu’Il a trois modes d’existence. Il ne s’agit pas là d’arithmétique.
L’unicité de Dieu n’est pas affaire de numérotation. Dans son contexte,
elle nous permet d’entrevoir des attributs de Dieu, non Son essence.
Cette essence apparaît à travers Ses œuvres, dont le dénominateur commun
est l’amour ...+More
Le Corps (translation) by Metropolitan George:
Le corps reflète la splendeur de sa création. Toutes les
créatures sont belles et laissent transparaître la main de Dieu
qui les a créés. De même, l’agencement organique du corps permet
de mieux saisir l’œuvre de l’esprit divin. J’ai commencé à
réaliser cela, depuis seulement quelques années. Je l’avais
pourtant appris dès ma jeunesse sans m’y arrêter outre mesure.
Je suis actuellement ébahi devant l’interdépendance étonnante de
nos organes et comment la nourriture devient, après sa
digestion, partie intégrante des cheveux, des yeux, de la
poitrine. Comment un être, né d’un père et d’une mère ordinaires,
devient un Platon ou un Einstein. Cette chair que nous portons,
et avec laquelle nous communiquons, ne serait pas intelligible,
si elle n’avait pas été pensée par quelqu’un. Elle peut donc
être l’endroit de la contemplation de celui qui l’a pensé. Quand
il parle des créatures, le Livre de la Genèse dit d’abord: “ Et
Dieu vit que cela était bon”. Mais, quand il arrive à l’homme,
il affirme que: “ Dieu créa l’homme à son image”. Puis, il est
dit, qu’en regardant l’homme, “Dieu vit tout ce qu’il avait
fait : cela était très bon”. Pourquoi donc Dieu n’a-t-il pas été
ébloui que par l’homme ? Ne serait-il pas parce qu’il avait
voulu en faire son unique interlocuteur, au sein de toute la
créature? ...
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